Observation sur notre élevage sélectif de betta splendens sur le barbotage et l’alimentation avec des nauplies d’artémias fraîchement écloses.
Voici mes observations et conclusions sur le phénomène du barbotage que je souhaite partager avec vous.
Définition du Barbotage :
Trouble du développement ou fonctionnement de la vessie natatoire, chez les alevins se manifestement par la tenue du corps en forme de virgule, et la difficulté ou incapacité à nager horizontalement.
Voici quelques pistes pour distinguer un problème héréditaire d’un problème environnemental.
Il est bien souvent difficile de choisir entre le principe de précaution et le risque de perte d’une caractéristique recherché dans nos élevages sélectif.
Mais voici un principe de base qui peut tous nous aidé :
Si les parents ne sont pas apparenté et que d’après leur phénotype ils ne sont pas barboteur, il n’y a aucune raison d’incriminé l’hérédité dans le barbotage surtout si le phénomène est massif, c'est-à-dire plus de 80% du frai, le problème est surement du à un problème de méthode de maintenance ou environnemental comme une maladie.
Ce principe est vrai pour n’importe quel phénomène.
La principale cause du barbotage que nous avons pu identifier chez nous, est l’apport d’artémia en trop grande quantité pendant les 2 premières semaines de vie.
J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec plusieurs éleveurs très expérimentés de Betta Splendens et les cas de barbotage massif on fait leur apparition depuis la popularisation de l’élevage d’artémia pour nourrir les alevins. Il y a 30 ans ce trouble n’était pas recensé ou observé.
Eliminé le frai dans son intégralité est une solution de précaution, mais n’est pas forcément obligatoire, surtout quand on cherche à préservé une lignée qui a des caractéristiques rares que l’on a recherché. Il est tout à fait possible de rétablir la situation en nourrissant moins mais plus souvent et en diversifiant l’alimentaire (microvers, anguilure du vinaigre...). Rien n’est vraiment définitif avant 2 mois.
Il est aussi judicieux de favoriser les efforts pour nager du betta, en augmentant le niveau d’eau progressivement plus rapidement, ou en isolant le sujet dans un bac avec une hauteur d’eau de 30 cm idéalement après 1 mois de vie.
Par contre lors de la sélection passé le délai de 2 mois il faudra être sévère et ne pas gardé ou sélectionné un sujet avec une mauvaise vessie natatoire comme reproducteur bien évidement.
Concernant la suspicion que le sel des Artemias, suite à un mauvais rinçage soit la cause du problème, cela ne semble pas pertinent d’après mes observations, car nous rajoutons du sel en cas de suspicion d’oedinium pour soigner les frais très fréquemment sans que des cas de barbotage se manifeste.
Cependant je ne peux exclure complètement des facteurs héréditaires favorisant son apparition.
Comme le diabète chez l’homme après 40 ans est plus important sur les enfants et petits enfants descendants de personne ayant souffert de malnutrition pendant la seconde guerre mondial en Europe du Sud, il s’agit de facteur externe activant des interrupteurs génétiques, qui ne s’activent qu’en présence des facteurs environnementaux propices, en l’occurrence un apport excessif de nourriture par rapport au métabolisme de base.
Bien que l’obésité à proprement parlé n’existe pas chez les poissons, la suralimentation ce traduit par d’autre trouble ce qui semblerait logique, et donc dans le cas présent le barbotage.
Mais comme je l’ai dit plus tôt la massivité du phénomène s’il est absent des géniteurs, exclu le facteur héréditaire du trouble. C’est le principe de la récessivité des gènes.
Une piste cependant concernant l’hérédité est que les Double queues et les « Géno Double queue » (porteur du gène double queue, mais ne l’exprimant pas reconnaissable à une dorsale large de plus de 9 rayons), apparemment y serait beaucoup plus sensible et ont beaucoup plus de mal à s’en remettre. Comme ces dernières années l’emploi des queues double pour élargir les dorsales dans les lignées c’est popularisé, cela pourrait expliquer l’augmentation et la fréquence des cas de barbotage.
Alors avant d’abandonné une lignée et se décourager si vous êtes confrontés à un cas de barbotage massif, pas de panique, refaite une deuxième reproduction du couple et faite cette fois-ci attention à l’alimentation, alors vous serez à même de voir si oui ou non mes observations se confirme ou non pour vous.
On peut avoir l’impression trompeuse de toujours donné la même quantité d’artémia, mais tout bon éleveur progressant, obtient des meilleurs taux d’éclosion en améliorant sa méthode d’élevage et par un meilleur choix dans ces achats d’œufs. Autre point perturbant notre perception c’est lors de l’avancé du travail en consanguinité, ou tout simplement l’âge des reproducteurs le nombre d’alevins à tendance à diminué, or les premiers jours il n’est pas toujours évident d’estimé justement le nombre d’alevins surtout si l’on fait beaucoup de cachette .
Voilà mon avis et mes conclusions suite à 4 ans d’observations et d’investigations, avec environ 10 000 alevins observés.
Merci d’avance de vos avis et commentaires confirmant, complétant ou contredisant mes conclusions.
Amicalement
Myriam
